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Piers Faccini enchante avec son nouvel album, Shapes of the Fall

Ce n’est pas la première fois que cela arrive, Piers Faccini nous bouleverse à nouveau avec Shapes of the Fall, son neuvième album. Depuis la Terre, on contemple avec lui les étoiles.

 

Shapes of the Fall, Terre de cultures.

Piers Faccini nous a fait voyager sur tous les continents depuis qu’il chante sa poésie. Plusieurs langues, plusieurs cultures. Un album de Piers Faccini donne toujours l’impression de voyager loin, parfois très loin de chez soi alors qu’on reste sur place. On se surprend à vivre des moments de temps suspendu à écouter quelques unes de ses odes à l’amour, la fraternité et la nature.

Cette nature que Piers personnifie à travers sa voix dans le premier titre de l’album, they will gather no seed: « give me my home back » dit l’oiseau, rendez-moi ma maison. Parce qu’on est en train de tout piller, tout détruire autour de nous et même si Piers Faccini vit au milieu d’un environnement Ou Dame Nature fait encore sa loi, les insectes, les oiseaux et les animaux lui ont bien fait comprendre que l’irréversible est en train de se produire.

La couverture de l’album illustre bien le propos, les différentes forme de la chute. Au propre comme au figuré, l’homme dans sa vanité risque de tomber de haut. Et c’est le fil rouge qui se dégage tout au long de cet album.

 

Piers Faccini, un homme de partage.

Citoyen du monde, généreux, altruiste, Piers Faccini fait partie de ces gens dont l’aura a traversé les frontières. Il n’est donc pas étonnant d’entendre ici des musiciens de la même trempe échanger avec le cévenol. C’est ainsi que l’américain Ben Harper et le marocain Abdelkebir Merchane viennent se joindre à la festive all aboard au rythme initié par Malik Ziad, un vieil ami de Piers Faccini et grand musicien autodidacte.

Shapes of the fall, un album universel.

Piers Faccini a toujours fait preuve d’ouverture d’esprit durant toute sa carrière, que ce soit en musique avec l’incorporation d’instruments ou de sonorités orientales. Ou avec ses inspirations poétiques qui se nourrissent des différentes croyances humaines selon les religions. On pense évidemment au folk de Nick Drake pour le timbre feutré et la sensualité acoustique, jusqu’à Power of the Gospel pour les cordes bouleversantes à la fin du titre Dunya, qui démarre comme un blues du Maghreb avant de se terminer en déluge de tristesse magnifique. Et puis les vers du poète sont irradiés de prêche prophétique, un peu la même source d’inspiration que Nick Cave.

Et tout l’album est de cet acabit, du premier morceau, They will Gather no Seed, hypnotique et puissant, jusqu’à Epilogue qui reprend la même trame instrumentale juste agrémentée de choeurs évasifs. A la dernière percussion entendue, on a juste envie de repartir au premier clap du début.

 

Piers Faccini, le terrien humble.

Au sortir de cette expérience d’écoute attentive ou l’on passe facilement de la transe à l’émoi, on ne peut que se réjouir. La chance de partager un moment avec un grand bonhomme et ses amis durant 13 titres magiques, intemporels et humains. Avec Shapes of the Fall, Piers Faccini ne connaîtra peut-être pas un succés mondial, l’industrie musicale étant ce qu’elle est. Mais pour sûr que les graines qu’il sème tout au long de son parcours de terrien humble ne peuvent qu’inspirer chacun d’entre nous.

 

Piers Faccini Shapes of the Fall No Format!

 

 

 

 

 

 

 

 

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